Auteur: Hervé Commère

Edition: Fleuve noir

Date de parution: 10/03/16

Nombre de pages: 396 pages

 

Résumé

Le 12 Juillet 1998 a marqué l’histoire du football français mais aussi la paisible vie des habitants de Vrainville. Ce soir-là notamment une jeune fille s’est faite violer, un couple s’est formé après une danse sulfureuse en discothèque et une jeune fille s’est faite renverser par 3 jeunes hommes qui rentrent de soirée. Ces trois jeunes hommes sont meilleurs amis et se nomment Vincent, Patrick et Maxime. Patrick est le fils du maire et Vincent est le fils du patron des ateliers Cybelle (célèbre entreprise de sous-vêtements). Afin d’étouffer l’affaire, leurs pères vont prendre en charge les coûts d’hospitalisation et payer les parents de Fanny, la jeune fille renversée.

On les retrouve vingts ans plus tard. Vincent a pris la tête des ateliers Cybelle au bord du dépôt de bilan, Maxime travaille comme mécanicien au sein de l’entreprise et Patrick est le maire de Vrainville. Ils ne sont plus amis et personne ne connaît la raison de cette rupture amicale. Seulement leur secret est mis en danger à la suite de la crise économique que traverse Vrainville et plus particulièrement la fermeture des ateliers Cybelle qui font vivre la ville depuis un siècle. Que vont-ils pouvoir faire pour sauver l’entreprise et leur secret? Peut-être que ce qu’il faudrait c’est un mort…

Avis

J’ai bien aimé cette histoire qui en plus d’être un thriller est une histoire de village et de secrets de famille. La plume d’Hervé Commère permet de se plonger dès les premières pages de ce roman au cœur de la vie des habitants de Vrainville et au fur et à mesure de l’histoire, j’ai eu l’impression d’être l’un d’eux et de les connaître depuis longtemps. J’ai mis un peu de temps à le lire notamment car je ne voulais pas quitter cette ambiance et ce village si petit mais qui contient tant d’histoires de famille enfouies.

Pour ce qui est de l’intrigue, j’ai bien aimé également. Le dénouement est plutôt original même si l’auteur nous laisse au fur et à mesure de l’intrigue des indices qui nous orientent vers celui-ci. C’est peut-être un des seuls points « négatifs » de ce roman.

J’ai pu rencontrer l’auteur au salon du Livre Paris et je lui ai fait dédicacer l’un de ces romans (Des ronds dans l’eau). La convivialité de cet échange avec lui m’a rappelé l’ambiance qu’il a installé dans son roman et cela m’a beaucoup plu. Selon l’auteur, dans « Ce qu’il nous faut est un mort », il a voulu changé de style et le trouve très différents de ses premiers romans qui avaient tous un point commun liés au hasard des rencontres si je me souviens bien. Donc je verrai bien si j’aimerai ses autres romans mais en tout cas pour moi ce roman-ci m’a donné envie de continuer avec cet auteur et je vous le recommande fortement.

Note 8/10

Publicités