Auteur: Patrick Ferrer

Edition: Auto-édité

Date de parution: 27/07/2016

Nombre de pages: 188 pages

 

Résumé

Elle avait disparu il y a bien des années. Il me disait qu’il avait oublié, que la balle qui avait perforé son crâne avait emporté ses souvenirs. Mais je savais qu’il me cachait quelque chose. Y avait qu’à voir toutes les cicatrices dont il refusait de parler. Ou la façon dont il vivait retiré du monde, hanté par de terribles secrets du temps où il travaillait pour les Renseignements. Avec pour seule compagnie la chienne abandonnée que j’étais. Aussi, quand deux gars se sont pointés chez nous pour essayer de remuer le passé, j’ai compris qu’il se passait quelque chose. Que j’allais le perdre. Pour un fantôme, une femme dont il tentait désespérément de nier l’existence. Mais je n’allais pas me laisser faire. Pas question de le voir me filer entre les doigts et détruire tout ce que nous avions construit ensemble. Et pour ça, j’allais devoir l’aider à démêler l’écheveau de ses souvenirs. Aussi terribles qu’ils soient. « Poupée, tu vois une jetée de bois pourrie, rongée par la moisissure et l’humidité, et tu te demandes si elle supportera ton poids. Tu as envie de poser le pied dessus, c’est normal. Mais crois-moi, au bout de la jetée, si tu y parviens, tout ce que tu trouveras, ce sont les cadavres boursouflés de ceux qui t’ont précédée, flottant parmi les algues. Parce que c’est tout ce qu’il y a, au bout de cette foutue jetée. »

 

Avis

Je remercie Patrick Ferrer pour sa confiance qu’il a en moi depuis le début de ma chaîne et de mon blog.

Pour être sincère, en acceptant ce nouveau roman j’avais un peu peur d’être (encore) déçue. Effectivement j’avais beaucoup aimé la trilogie du Baiser de Pandore mais déçu par son recueil de nouvelles intitulée Les Glaneuses de temps. Ce recueil était beaucoup plus dans le style de la fantasy et de l’imaginaire. Et si vous me suivez, vous savez que c’est très rare que j’accroche à ce genre de roman.

Pour revenir au Masque d’Eurydice, j’ai eu le plaisir de retrouver la plume crue et unique de l’auteur que j’avais beaucoup aimé dans sa trilogie du baiser de Pandore. en lisant les premières lignes de ce roman, j’ai tout de suite accroché au roman et reconnu le style d’écriture de l’auteur. Et beaucoup le disent, quand on reconnaît un auteur dans les premières lignes de son roman c’est plutôt bon signe.

De plus, ce que j’aime chez l’auteur c’est qu’il aime mêler un peu de légende à son intrigue plutôt basé sur le thriller. C’est original et cela m’apprend davantage sur les légendes car j’aime faire des recherches après pour connaître la légende dont Patrick Ferrer s’est inspiré. C’est assez difficile d’expliquer l’intrigue plus longuement et ce qu’on a pensé du roman sans risquer de spoiler ce qui fait le style d’écriture de l’auteur. Il faut juste se laisser transporter par l’histoire sans chercher là où Patrick Ferrer veut nous mener.

J’ai bien aimé les personnages de Chapelle et d’Échalote. Ils sont décrits de telle sorte qu’on ne peut que s’attacher à eux et à leur histoire.

Pour conclure, je vous le conseille énormément. De plus, ses romans sont courts. Donc, pour ceux qui veulent essayer un de ses romans, il n’y a plus d’excuse. 😛 Par contre ses romans étant auto-édités, ils ne sont présents que sous forme numérique pour le moment.

Note 7,5/10

Publicités