Auteur: Julia M. Tean

Edition: Rebelle

Date de parution: 8 Octobre 2016

Nombre de pages: 147 pages

Résumé

Pour ses dix-neuf ans, Vincent s’est offert un parricide. Il a tué son bourreau. Mais peut-on vraiment se libérer de l’emprise du Mal ? Peut-on se reconstruire après avoir subi le pire ? Incarcéré, Vincent doit affronter ses démons, apprendre à se connaître et s’accepter… pour atteindre la délivrance, sa résilience.

Avis

Je remercie tout d’abord Julia et les éditions Rebelle pour l’envoi de ce roman. J’étais très curieuse et impatiente de découvrir l’histoire de Vincent. J’en avais tellement entendu du bien.

A peine reçu, à peine lu. Je me suis directement plongée dans l’enfer de Vincent. Comment ne pas être un minimum touché par le calvaire que vit ce petit garçon? On suit en parallèle le Vincent enfant/adolescent et le Vincent du présent en prison. 

Alors contrairement à ce que je fais d’habitude, je n’ai pas pu écrire ma chronique « à chaud ». A la fin de ma lecture, je me suis trouvée sans mots. Pendant les trois quart du roman je me disais: « Oui, c’est sûr que c’est une histoire très touchante mais je ne comprends pas non plus que ce livre a pu retourner autant le cerveau des gens ». Et bien mal m’en a pris puis-qu’arrivée au dénouement, je me suis pris une grosse claque. Et là j’ai compris. J’ai compris que ce livre doit être lu par tous. Il doit être lu pour ouvrir les yeux des gens sur ce qui se produit partout dans le monde mais surtout près de chez nous. La cruauté humaine existe; nous le savons tous en regardant les documentaires criminelles ou les informations. Mais là, Julia nous montre que ça peut être votre voisin ou l’un de vos proches. Ces pervers narcissiques, racistes, homophobes (et j’en passe) détruisent beaucoup plus qu’une vie. Comment en 2016, en France (pays des droits de l’Homme, de l’égalité, de la fraternité et de la liberté) on peut laisser ces gens agir impunément. Enfin bref, on pourrait en parler des heures… Je trouve que ce roman ferait une belle introduction aux cours d’éducation civique du collège/lycée. Il permettra peut être de changer certaines mentalités ou au minimum d’ouvrir un dialogue sur les différents thématiques abordées. 

Et si jamais je ne vous ai toujours pas convaincu, j’ai un dernier argument. Ce livre fait moins de 150 pages. Et oui, Julia est une auteur comme ça!! Elle nous secoue, nous bouleverse, nous marque à vie en seulement 146 pages!! Elle a su choisir les bons mots pour que ce soit court mais très intense. 

En 2017, je me prendrais un autre livre de l’auteur car oui j’ai aimé et oui j’en redemande. Même si j’ai pu comprendre que ses autres livres seront moins bouleversants, j’ai tout de même envie de continuer avec cet auteur. Elle a su attiser ma curiosité!

Note 10/10

Ps: Parce que cette histoire ne finit jamais, à l’achat de ce livre, 1€ est reversé à l’association Refuge qui lutte chaque jour contre l’homophobie. 😉

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