Auteur: Xavier-Marie Bonnot

Edition: Belfond

Date de parution: 17/08/2017

Nombre de pages: 240 pages

 

Résumé

Les orphelins de l’enfance resteront toujours des adultes abandonnés.

Rodolphe Meyer était le plus grand violoniste de sa génération, celui qu’on reconnaissait dans la rue et qui fut l’élève des grands maîtres.
Aujourd’hui Rodolphe n’est plus. Son nom sur les affiches est associé au mot annulé pour toutes les représentations qu’il n’a pu assumer, et il n’est plus remonté sur scène depuis des années.
Le Lord Wilton est là pourtant avec lui et ne le quitte plus dans son étui. Il est le seul être cher qui reste à ses côtés lorsque Rodolphe revient au pays de l’enfant sauvage pour enterrer Émilie, sa grand-mère, sa dernière famille. Sur la route qui le mène en Ardèche, le berceau de sa mère, Rodolphe plonge au plus profond de lui, dans son sanctuaire intime, à la recherche d’un monde perdu.
Rodolphe Meyer est celui qui a été et celui qui n’est plus, il n’est plus que celui que tout le monde connaît mais dont tout le monde a oublié le nom, l’enfant prodige privé d’enfance, le dernier représentant de sa famille, l’homme seul, sans enfant, l’abandonné, que bientôt le sauvage viendra visiter pour emporter son âme…
Roman intimiste au cœur des grands espaces, ce livre bouleverse par ce qu’il dit de la solitude d’un homme pourtant au sommet de son art…

Avis

Quand j’ai vu que Belfond proposait cette lecture en service presse j’ai sauté dessus. Le soir même de la réception je me suis plongée dans ma lecture. J’avais beaucoup aimé son livre précédent « la vallée des ombres ». 

Ici, on change complètement de style. Cependant, on se retrouve toujours avec un personnage qui se retrouve seul et abandonné. On y sent la fragilité de cet artiste devenu « has been » endeuillé par la mort de sa grand-mère. J’ai été très touchée par cette histoire.

Le côté musical rajoute de la douceur et de la profondeur à l’histoire et aux sentiments ressentis. Autant la vallée des ombres est dur autant le dernier violon de Menuhin est doux. Au début j’ai été surprise de voir le grand écart que Xavier-Marie Bonnot avait fait entre ses deux romans. Et puis, au fil de ma lecture j’y ai retrouvé des ressemblances; non pas par la forme mais par le fond.

La plume de l’auteur est travaillée et très agréable à lire.  Il sait nous toucher et décrire ses personnages de telle sorte qu’on s’y attache.

Ayant perdu mon arrière grand mère très récemment, ce livre m’a aidé dans mon deuil. J’avais peur de lire un roman sur ce sujet mais finalement cela m’a fait du bien. Je me suis sentie moins seule. J’ai donc bien aimé cette première partie du livre.

Je vous le conseille si vous aimez les contemporains, les histoires de vie tristes mais belles…

Pour ma part, je continuerai cet auteur notamment avec son autre roman la dame de pierre que j’ai acheté et fait dédicacer au salon du St Maur en poche.

Note 9/10

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