Auteur: Emma Flint

Edition: Fleuve noir

Date de parution: 19/10/2017

Nombre de pages: 422 pages

 

Résumé

1965. Une vague de chaleur déferle sur le Queens, banlieue ouvrière de New York, et plonge ses habitants dans un état léthargique.
Un matin ordinaire, Ruth Malone, mère célibataire aux allures de star hollywoodienne, constate la disparition de ses deux enfants. Peu après, le corps de la petite Cindy est retrouvé abandonné sur un chantier, son doudou encore à la main. Lorsque, quelques jours plus tard, la dépouille de son fils, Frankie Jr, est découverte dans des conditions similaires, des voix accusatrices s’élèvent contre Ruth. De la voisine qui a toujours eu des doutes aux médias avides de scandale, tout le monde semble avoir quelque chose à lui reprocher.
Mais qui est Ruth quand personne ne la regarde ? Cette « mère » qui collectionne les partenaires depuis des années et ne verse pas une larme devant les corps sans vie de ses enfants. Alors que presse, opinion publique et tribunaux condamnent Ruth avant l’heure, un seul homme va tenter de découvrir qui est vraiment cette femme : nouvelle Médée monstrueuse ou victime innocente ?

Avis

Malgré quelques longueurs tout le long de ma lecture, j’ai beaucoup aimé ce roman.

L’auteur a réussi à décrire tellement bien cette période que j’avais l’impression d’y être. On se sent désarmé face à ce lynchage. Il n’y a aucune présomption d’innocence. Bien au contraire…. On y retrouve des préjugés, des condamnations « gratuites ».

De savoir que cette histoire a été tiré d’une histoire vraie m’ encore plus touchée. L’auteur y a changé et « amélioré » la fin à sa manière et j’ai beaucoup aimé cette chute. En tant que femme (du 21e siècle de surcroît) je pense qu’on ne peut pas rester   indifférente à cette histoire. Le fait de condamner d’office cette femme sans preuve accablante de l’homicide de ses enfants « juste » parce qu’elle a l’apparence d’une « femme facile » qui cherche son indépendance me répugne. Au départ, nous ne savons pas si elle est coupable ou pas et la vérité surgit très tard dans le roman. Cependant, malgré l’atrocité des faits commis on sent que ce n’est pas sur ce sujet que l’auteur veut nous emmener. Qu’elle soit coupable ou pas, on ne peut pas condamner et juger une personne d’emblée sur ce qu’elle paraît. Il faut des preuves pour condamner une personne.

Je vous conseille donc cette lecture très intéressante.

Note 8/10

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