Auteur: Benoît Séverac

Edition: Pocket et 12-21

Date de parution: Mars 2017

Nombre de pages: 313 pages

 

Résumé

«Vous devriez faire attention à vous, docteur Ollard. Vous pensez avoir tout compris à la condition des Maghribïnes en France parce que vous avez rencontré une gamine et sympathisé avec elle ; mais nous, ça fait des années qu’on est au courant de ce qui se passe dans les cités, c’est notre métier. Nous savons qui fait quoi, et qui représente un réel danger». Sergïne Ollard est vétérinaire à Toulouse. Une adolescente désemparée, Samia, lui demande d’examiner un chien souffrant d’un mal mystérieux que son frère aîné, Nourredine Den Arfa, cache dans une cave. Dans ce quartier gangrené par le trafic de drogue et travaillé par l’islamisme radical, la jeune vétérinaire va se trouver embarquée malgré elle dans un combat entre deux camps qui partagent la même culture de violence. Le roman noir de la France d’aujourd’hui.

Avis

Je connaissais de nom l’auteur pour son livre Little sister qui avait fait pas mal parlé de lui à l’époque. Le résumé me tentait beaucoup et je me suis donc lancée dans ma lecture.

J’ai beaucoup aimé cette histoire. Elle est très ancrée dans la réalité. L’auteur y aborde des sujets fort tels que le mariage forcé, le trafic de drogue et l’embrigadement dans les cités.

Le sujet en lien avec les chiens m’a horripilé. Je ne connaissais pas cette pratique qui semble assez courante dans le milieu de la drogue.

Quand à l’embrigadement présent tout au long du roman j’ai bien aimé comment l’auteur l’aborde. Je ne sais pas si c’est mon interprétation ou si c’était la volonté de l’auteur mais j’ai eu l’impression que l’auteur voulait retranscrire la réalité. En effet, dès les premiers chapitres l’auteur va nous mettre en place son intrigue et instiller ce sujet. Seulement, l’intrigue autour de Sergine, de Samia et des chiens semblent prendre le dessus. Et dans le silence, la radicalisation va monter jusque l’apothéose dans les derniers chapitres. J’ai trouvé que cela faisait bien le parallèle avec la vie actuelle.

De plus, je me suis énormément attachée au personnage de Sergine. Elle a une carrure de rugbyman mais est très sensible et fragile. J’ai beaucoup aimé la voir se lancer dans le combat pour « sauver » Samia. Elle ne va pas complètement se laisser intimider par les caïds du quartier. Elle va même jusqu’à risquer sa vie pour cela.

Je vous le conseille si vous cherchez un roman réaliste sur les quartiers sensibles, sur l’embrigadement.

 

Note 8/10

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