Auteur: Karine Giebel

Edition: Belfond

Date de parution: 29/03/2018

Nombre de pages: 744 pages

 

Résumé

Maman disait de moi que j’étais un ange.
Un ange tombé du ciel.
Mais les anges qui tombent ne se relèvent jamais…
Je connais l’enfer dans ses moindres recoins.
Je pourrais le dessiner les yeux fermés.
Je pourrais en parler pendant des heures.
Si seulement j’avais quelqu’un à qui parler…

Tama est une esclave. Elle n’a quasiment connu que la servitude. Prisonnière de bourreaux qui ignorent la pitié, elle sait pourtant rêver, aimer, espérer. Une rencontre va peut-être changer son destin…

Frapper, toujours plus fort.
Les détruire, les uns après les autres.
Les tuer tous, jusqu’au dernier.

Gabriel est un homme qui vit à l’écart du monde, avec pour seule compagnie ses démons et ses profondes meurtrissures.
Un homme dangereux.
Un matin, il découvre une inconnue qui a trouvé refuge chez lui. Une jeune femme blessée et amnésique.
Qui est-elle ? D’où vient-elle ?

Rappelle-toi qui tu es. Rappelle-toi, vite !
Parce que bientôt, tu seras morte.

Avis

J’avais très peur de lire ce roman pour plusieurs raisons. (chroniques toutes élogieuses, pavé de plus de 700 pages, manque de temps pour lire ces dernières semaines, …) J’ai donc attendu d’être en congés pour prendre le temps de le lire et de me faire mon avis un peu à distance de la sortie.

J’ai adoré ce roman. Je n’ai pas pu le lâcher et je l’ai lu en 48h. Les chapitres sont courts. L’intrigue nous donne la chair de poule et on a envie de savoir comment tout cela se termine.

Avant d’aller plus loin, je tiens à avertir les personnes les plus sensibles. Dans ce roman, l’auteur nous détaille des scènes de violence, de tortures physiques et psychologiques et de viols « sans prendre de gants ». C’est très violent. Mais cela ne m’a pas « dérangé » dans le sens où cela est le fond de l’histoire. L’histoire parle d’esclavagisme moderne. On sait donc en abordant ce roman que la violence sera présente. C’est le premier livre sur ce sujet que je lis. J’ai bien aimé en apprendre sur le sujet et voir que malheureusement cela est encore possible de nos jours malgré les lois existantes.

La plume de Giebel est très efficace. Le roman a beau faire plus de 700 pages; il se dévore. Je n’ai pas vu les pages se tourner.

Je me suis attachée à Tama bien évidemment mais ce n’était pas le personnage que j’ai préféré. Celui qui a retenu le plus mon attention et pour lequel j’ai eu peur tout au long de ma lecture c’est Izri. Cet homme est torturé et n’est pas forcément fait pour être apprécié. Tout comme pour le personnage de Gabriel que j’ai bien aimé également. Les personnages sont très bien travaillés et approfondis. On peut se faire une idée très clair de chaque personnage qui intervient dans la vie de Tama.

Ces personnages et cette histoires restera gravés très longtemps dans mon esprit je pense.

Je le recommande forcément puisque c’est une de mes meilleures lectures de 2018 pour le moment. Seulement, comme je l’ai dit précédemment je préfère prévenir les personnes les plus sensibles. Tout comme pour celui-ci j’appréhendais de lire Meurtres pour rédemption. Depuis ma lecture de Toutes blessent, la dernière tue je n’ai plus « peur » et j’ai hâte de le lire prochainement.

Note 9/10

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