Auteur: Cécile Delarue

Edition: Plein jour

Date de parution: 31/08/2018

Nombre de pages: 240 pages

 

Résumé

Ça peut sembler loin du sujet, de ce serial killer qui se permet de buter des femmes en pleine nuit sans jamais être trouvé pendant des décennies, de ces quatre, peut-être cinq, six autres tueurs en série qui agissent en même temps dans le même quartier de la ville, de cette centaine de femmes disparues à tout jamais et dont on ignore pour encore une grande partie d’entre elles ce qui a pu leur arriver, ou même qui les a tuées.
« Mais le racisme, la police, la violence, les émeutes, c’est au cœur de South Central. Et au cœur de cette histoire. L’histoire de ces parents qui doivent se contenter d’un seul passage des flics pour apprendre que leur fille est morte, et ne jamais en savoir davantage.

Avis

J’avais entendu de très bons avis sur ce livre. De plus, le résumé me tentait énormément.

Ce livre m’a fait penser un peu aux livres de Stéphane Bourgoin car le sujet de ce livre est accès sur les tueurs en série. Mais la comparaison s’arrête là.

L’auteur nous raconte son enquête journalistique sur cette histoire de serial killers au cœur de South Central (quartier pauvre de Los Angeles) qui ont sévi dans les années 80 à 2000. Elle va notamment se consacrer à Lonnie Franklin Junior. Cette histoire a été peu médiatisée. C’est pour cela que Cécile Delarue s’est intéressée à cette enquête. D’autant plus qu’elle a emménagé en Californie dans les années 2000 et qu’elle y élève ses enfants.

On y découvre ce quartier malfamé où régnait le crack et la prostitution. On y parle aussi de racisme puisque les victimes étaient toutes noires. Sans l’insistance de l’opinion publique, l’enquête serait sûrement au point mort et Lonnie Franklin serait toujours en liberté. L’auteur fait le parallèle entre South Central et Beverly hills. Si les victimes auraient été des femmes blanches de Beverly hills, les médias et les politiciens en aurait fait une priorité.

Et contrairement à beaucoup de romans sur les serials killers (Stéphane Bourgoin notamment), l’auteur a pris le parti de ne pas axer son livre sur le meurtrier mais sur les victimes. Elle va même approcher la seule survivante de Lonnie Franklin Jr. Cette rencontre m’a beaucoup ému.

Je vous le recommande si vous ne connaissez pas cette histoire et que vous aimez les romans sur des faits divers réel.

Note 7/10

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