Edition: Belfond

Date de parution: 04/04/2019

Nombre de pages: 288 p.

 

Résumé

Printemps 1994. Le pays des mille collines s’embrase. Il faut s’occuper des Tutsi avant qu’ils ne s’occupent de nous.
Rose, jeune Tutsi muette, écrit tous les jours à Daniel, son mari médecin, souvent absent. Elle lui raconte ses journées avec leur fils Joseph, lui adresse des lettres d’amour… Jusqu’au jour où écrire devient une nécessité pour se retrouver. Obligée de fuir leur maison, Rose continue de noircir les pages de son cahier dans l’espoir que Daniel puisse suivre sa trace.
Sacha est une journaliste française envoyée en Afrique du Sud pour couvrir les premières élections démocratiques post-apartheid. Par instinct, elle suit les nombreux convois de machettes qui se rendent au Rwanda. Plongée dans l’horreur et l’indicible, pour la première fois de sa vie de reporter de guerre, Sacha va poser son carnet et cesser d’écrire…

Dans ce premier roman bouleversant d’humanité, Yoan Smadja raconte le génocide des Tutsi du Rwanda à travers le regard de deux femmes éblouissantes, Rose et Sacha qui, sans le savoir, et par la seule force de leur plume, vont tisser le plus beau des liens, pour survivre à l’inhumain.

Avis

J’ai trouvé que ce roman est un très bon premier roman. C’est un roman très bien documenté sur le génocide rwandais. On sent le travail et l’implication de l’auteur dans ses recherches.

Le seul bémol de ce livre est la mise en place selon moi. J’ai eu un peu de mal à rentrer dans l’histoire et à m’attacher aux personnages dans les 50 premières pages. Mais le reste de ce roman m’a complètement fait oublié ce point faible.

On s’immerge dans le conflit Tutsi et Hutu à travers deux visions différentes. Tout d’abord, on suit Sacha, une journaliste française partie faire initialement un reportage en Afrique du Sud qui va finalement rejoindre le Rwanda en voyant le conflit qui se prépare. Puis la famille de Rose, Daniel et leur fils Joseph qui font partie de la population africaine victime de ce génocide. Dans ce roman, on suit nos personnages avant, pendant et après le génocide. Le fait de voir évoluer ainsi nos personnages, ils deviennent très attachants.

J’ai trouvé que ce livre est un beau complément à la lecture de Petit pays qui est plus centré du point de vue d’un enfant. Ils sont donc différent mais sur le même thème et aussi touchant l’un que l’autre. Cela permet aux lecteurs d’en apprendre plus sur ce génocide.

Note 8/10

 

Publicités